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Parole, Mémoire, (In)visible, Contemporanéité, Percevoir plutôt que voir |
Titre ou sujet de la thèse
Du devenir mémoriel des œuvres que l'on n'a pourtant pas vues
En quoi parler d’une œuvre est aussi l’enrichir, et donc la constituer, lui donner forme ? En quoi est-ce, surtout, ouvrir le sensible à soi-même et à autrui, renforçant ainsi nos capacités d’agir en prenant part au commun ? Il s’agit de tenter de saisir des œuvres autrement que dans l’expérience immédiate du visible et de la présence. Et enfin de comprendre, sinon mesurer, les caractéristiques et les dimensions qu’acquièrent ces œuvres dans les multiples états qu’elles traversent —dans le discours, dans la connaissance, dans la mémoire et dans les formes obscures qu’elles prennent quand elles ne sont pas là, immédiatement visibles ou perceptibles.
Après un cursus scientifique, Romain Gandolphe (né·e en 1989) découvre l’histoire de l’art et de la performance à l’École nationale supérieure des beaux-arts de Lyon, dont iel sort diplômé·e en 2016. À travers la parole, iel explore la mémoire et les formes des œuvres lors d’expositions imaginaires et performées. D’abord intéressé·e par ce qui dans le monde ne se voit pas, Romain Gandolphe a développé une pratique de performance et de vidéo tentant de donner vie à cet invisible, la·e menant à un questionnement sur les points aveugles du sensible et du commun.







