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Fertilité, Corps africains, Agentivité, Mémoire-textile, Afro-exo-hybridité |
Titre ou sujet de la thèse
MƏYĀD. Décoloniser la notion de fertilité en Afrique par le textile et le vêtement
Direction de recherche
Andrée-Anne Dupuis-Bourret, Edith-Anne Pageot
Ce projet de recherche-création féministe et décoloniale explore comment le textile devient vecteur d’empouvoirement, de mémoire et de résistance pour les femmes africaines. Ancré dans l’art textile subsaharien, il interroge les fractures coloniales qui ont fait du wax un emblème identitaire et détourné la fertilité, symbolisée par le cauri, de sa dimension spirituelle vers une valeur marchande. Je réinterprète la fertilité comme puissance créative : créer, penser, transmettre, au-delà de la maternité. Ma posture théorique, l’afro-exo-hybridité, croise mes expériences entre le Cameroun, l’Italie et le Québec, et s’appuie sur les pensées de Sylvia Wynter, Amina Mama, Achille Mbembe, Rajae Triki et Souleymane Bachir Diagne. Ma méthode, məyād (petit pas), valorise la lenteur, l’attention et les gestes du soin, articulant création et analyse dans une démarche autoethnographique. Chaque geste textile devient un acte politique et épistémologique. L’installation finale, mêlant couture, sculpture et vidéo, réunit wax, ndop, cauris et terre rouge du Cameroun dans un geste de décolonisation. Par cette œuvre, je propose une esthétique incarnée, située et transformatrice, où le textile devient archive vivante et médium de libération féminine.






