Auteur : André

27 mars au 31 mai : Hervé Mbelo — L’Inquiétude des Paysages

Hervé Mbelo – une personne doctorante au DEPA – vous invite à son exposition L’Inquiétude des Paysages : entre chaos et persistance présentée à la Maison de la culture Notre-Dame-de-Grâce – Pavillon Botrel du 27 mars 2026 au 31 mai 2026.

« L’exposition présente une série d’œuvres picturales d’Hervé Mbelo dans lesquelles le paysage se déploie comme un espace de tension, de mémoire et de transformation. À travers la peinture et les techniques mixtes, l’artiste propose une réflexion sensible sur les mutations écologiques et les fragilités du monde contemporain. Les toiles apparaissent comme des territoires fragmentés, traversés par les cicatrices de l’environnement et par les traces des expériences humaines. Inspiré par des expériences vécues en République démocratique du Congo, en Chine et au Canada, Hervé Mbelo construit ses œuvres à partir d’un ensemble de sources visuelles glanées dans les journaux, les archives, les écrans ou le web. »

27 mars 2026 au 31 mai 2026,
Maison de la culture Notre-Dame-de-Grâce – Pavillon Botrel
3755, rue Botrel, Montréal (Québec) H4A 3G8, Québec, Montréal, Canada

 

24 mars : minette carole djamen nganso — Sortir de l’ombre et du silence.

minette carole djamen nganso – doctorante au DEPA – vous invitent à l'activité Sortir de l’ombre et du silence. Décoloniser les savoirs qui aura lieu au local J‑6180 du Pavillon Judith‑Jasmin de l'UQAM le 24 mars 2026.

« Animé par minette carole djamen nganso et Eluza Maria Gomes. En dialogue avec : Gina Thésée

Ce troisième cercle ouvre un espace de mise en mouvement. Il nous invite à nous re‑questionner aujourd’hui, ici, dans nos propres contextes et à imaginer des gestes concrets, ponctuels, situés et possibles pour répondre aux maux soulevés par l’autrice. À partir du chapitre « Que proposer aux Négresse », tiré de La parole aux négresses, nous explorerons comment transformer les récits en pratiques décoloniales actuelles. En dialogue avec la professeure Gina Thésée, carole nganso et Eluza Gomes proposeront des pistes de praxis féministe‑politique: pédagogies décoloniales, créations artistiques, actions communautaires, transmissions intergénérationnelles, espaces de parole, gestes de réparation symbolique. »

24 mars 2026,
J‑6180, Pavillon Judith‑Jasmin, UQAM

 

13 et 19 mars : Alex Côté Hallée — Forecast / Asco: Without Permission & Vortex

Alex Côté Hallée – doctorant au DEPA – vous invite à voir deux de ses films au Festival international du film sur l’art présentée à la Cinémathèque québécoise et au Théâtre Outremont le 13 et 19 mars 2026.

« L'artiste-chercheur et doctorat au DEPA Alex Côté Hallée est heureux d'inviter la communauté de l'UQAM à assister à la présentation de ses premières de films :

Cinémathèque québécoise - Salle principale FORECAST / ASCO: WITHOUT PERMISSION
Vendredi 13 mars 2026, 19:45

Forecast explore la fragilité des territoires et nos liens à l’environnement à travers six tableaux. Ce court-métrage poétique mêle corps en crise, paysages altérés et bulletins météorologiques multilingues pour évoquer nos anxiétés écologiques.

Théâtre Outremont
LA NUIT DE LA DANSE (Film : Vortex)
Jeudi 19 mars 2026, 19:00

Vortex est une performance expérimentale inspirée des gyres océaniques, métaphore du temps et de l’impact humain sur les écosystèmes. À travers une écriture visuelle abstraite faite de boucles et de mouvements circulaires, le film évoque l’accumulation, la mémoire et l’irréversibilité de nos actions. »

13 mars 2026,
Cinémathèque québécoise
Salle principale, 335 Boul. de Maisonneuve E, Montréal, QC H2X 1K1,

 

19 mars 2026
Théâtre Outremont

1248 Rue Bernard O, Outremont,
Montréal, QC H2V 1V6,

Pour en savoir plus


16 avril : Soutenance de thèse de Karine Savard


Date : Jeudi 16 avril 2026

Heure : 9 h 30 (heure de Montréal)


Local : Salle des boiseries (J-2805) du Pavillon Judith-Jasmin (J)
La soutenance se tiendra en présentiel seulement


Titre de la thèse :
« Les images du travail et le travail des images au fil de temps : tissage autour des archives des usines textiles Chardonnet et Rhodiacéta de Besançon »

Direction de recherche :

  • Eduardo Ralickas

Jury d'évaluation :

  • Eduardo Ralickas, professeur au Département d'histoire de l'art de l'Université du Québec à Montréal
  • Ève Lamoureux, professeure au Département d'histoire de l'art de l'Université du Québec à Montréal
  • Marie-Josée Jean, professeure associée au Département d'histoire de l'art de l'Université du Québec à Montréal
  • Steven High, professeur au Département d'histoire de l'Université Concordia

Présidence du jury :

  • Ève Lamoureux

Avis de soutenance

5 mars : Soutenance de thèse d'Alice Bourgasser


Date : 5 mars 2026

Heure : 9 h 30 (heure de Montréal)


Local : La séance se fera en mode visioconférence
Lien Zoom
Code secret: 983769  


Titre de la thèse :
« Cheminement vers une posture alliée : essai-erreur au cœur de la scène globale du lindy hop »

Direction de recherche :

  • Caroline Raymond

Jury d’évaluation :

  • Caroline Raymond, professeure au Département de danse de l’Université du Québec à Montréal
  • Angélique Willkie, professeure au Département de danse contemporaine de l’Université Concordia
  • Vanessa Blais-Tremblay, professeure au Département de musique de l’Université du Québec à Montréal
  • Roméo Gongora, professeur à l’École des arts visuels et médiatiques de l’Université du Québec à Montréal
  • Saje Mathieu, professeure au Département d’histoire à l’Université d'Ottawa

Présidence du jury :

  • Vanessa Blais-Tremblay

Avis de soutenance

23 février : Féminismes noirs en pratiques : transmissions orales entre arts et littérature

Minette Carole Djamen Nganso et Michèle Magema – deux personnes doctorantes au DEPA – vous invitent à la série d'évènements Féminismes noirs en pratiques : transmissions orales entre arts et littérature le 23 février 2026.

« Dans le cadre du Mois de l’histoire des Noir.e.s de la Faculté des arts de l’UQAM, une série de trois événements transdisciplinaires seront consacrés aux apports essentiels des femmes et des féminismes noirs aux arts et aux pratiques culturelles. Ces rencontres proposeront des espaces de réflexion, de discussion et de transmission autour des pratiques artistiques, des archives et des récits, dans un dialogue entre arts visuels, littérature et histoire de l’art, dans une perspective d’études noires.

Comité d’organisation : Carla Francisco (professeure, Département d’histoire de l’art), Chloé Savoie-Bernard (professeure, Département d’études littéraires), Michèle Magema (professeure, École des arts visuels médiatiques), Minette Carole Djamen Nganso (doctorante, Études et pratiques des arts) »

23 février 2026,
Pavillon Judith Jasmin (J) Local J-6180

 


Manières de voir : les spectateurs et spectatrices du XXIe siècle

Séminaire thématique,
Doctorat en études et pratiques des arts

Professeur
Guy Cools

Sigle
EPA910F-10 

Session
Été 2027

Description du séminaire

La première partie du cours sera consacrée à une analyse approfondie de l’œuvre récente de Claire Bishop, Disordered Attention, How We Look at Art and Performance Today (2024), qui explore les formes hybrides des spectateur.rice.s, situées entre la boîte noire du théâtre et le cube blanc de la galerie, ainsi qu’entre le public présent physiquement et la virtualité des réseaux en ligne. Au cours de cette lecture attentive, nous engagerons un dialogue critique entre l’œuvre de Bishop et d’autres analyses du spectateur, tels que John Berger, Nicolas Bourriaud, Grand H. Kester, Jacques Rancière et l’autre œuvre phare de Claire Bishop, Artificial Hells (2012), qui se centrent autour de l’agentivité des spectateur.eur.rice.s. Ces analyses seront mises en résonnance avec des visites à des performances et expositions dans l’actualité montréalaise.

Dans la seconde partie du cours, les étudiant.e.s seront invité.e.s à appliquer et à développer le cadre conceptuel de Bishop, en questionnant et en explorant les formes potentielles des spectat.eur.rice.s pour leurs propres pratiques artistiques et leurs projets de recherche-création.

Bibliographie
  • Arfara, K. (2025), Curating the Commons. Socially Engaged Public Art. University of Michigan Press.
  • Berger, J. (2014, 1972), Voir le Voir (trad. Triomphe M. de Ways of Seeing), Éditions B42.
  • Boomgaard J. et Brom R. (2017), Being Public. How Art Creates the Public. Valiz.
  • Bourrriaud, N. (1998), Esthétique relationnelle. Les presses du réel.
  • Bishop, C. (2024), Disordered Attention. How We Look at Art and Performance Today. Verso.
  • Bishop, C. (2012), Artifical Hells. Participatory Art and the Politics of Spectatorship. Verso.
  • Hadley+Maxwell (2011), Verb list 2: Actions to Relate to Actions to Relate to One’s Audience. In: Wesseling J., See it Again, Say it Again. Valiz, p. 203.
  • Kester, G.H. (2004), Conversation Pieces. Community + Communication in Modern Art. University of California Press.
  • Morizot, B. et Zhong-Mengual, E., (2018). Esthétique de la rencontre. Seuil.
  • O’Doherty, B. (2008). White Cube — L’espace de la galerie et son idéologie. JRP Ringier et Maison Rouge.
  • Rancière, J. (2009), Le spectateur émancipé. la Fabrique.
  • Wesseling J. (2017), The Perfect Spectator. The Experience of the Art Work and Reception Aesthetics. Valiz.

Écriture de la recherche, recherche de l’écriture à l’ère de l’intelligence artificielle générative

Séminaire thématique,
Doctorat en études et pratiques des arts

Professeur
Stéphane Vial

Sigle
EPA902N-40

Session
Hiver 2027

Description du séminaire

Ce séminaire étudie les fondements conceptuels de l’intelligence artificielle et analyse les mutations contemporaines de l’écriture de recherche à l’ère de l’intelligence artificielle générative. Il s’inscrit dans une perspective interdisciplinaire et critique qui questionne l’IA générative en tant que phénomène technique et intellectuel et soulève des enjeux épistémologiques, culturels et éthiques. Le séminaire se structure autour de trois axes complémentaires.

1) Fondements théoriques de l’intelligence artificielle. Le premier axe vise à étudier les concepts fondamentaux de l’intelligence artificielle et de l’apprentissage profond, et plus particulièrement ceux des grands modèles de langage (Large Language Models) qui sont au cœur des systèmes d’intelligence artificielle générative. L’enjeu est de mieux comprendre le fonctionnement de ces technologies, leurs logiques internes et leurs limites structurelles, afin d’en forger un modèle mental plus juste. Il s’agit d’introduire et de clarifier les notions clés qui structurent ces systèmes (réseaux de neurones, apprentissage profond, mécanismes d’attention, représentations vectorielles, tokens, modèles pré-entraînés) en les replaçant dans leur histoire scientifique et conceptuelle. Cet axe permet de dépasser à la fois les discours de vulgarisation approximatifs et les imaginaires anthropomorphiques associés aux agents conversationnels. L’IA générative est ainsi abordée comme un système statistique et computationnel fondé sur des corrélations probabilistes, et non comme une instance de pensée ou de compréhension. En ce sens, le séminaire contribue à améliorer la littératie en IA, indispensable à toute appropriation intellectuellement responsable de ces technologies.

2) Enjeux éthiques, critiques et environnementaux de l’IA. Le second axe s’inscrit dans le champ des approches critiques de l’intelligence artificielle. Il examine les implications éthiques, sociales, politiques et juridiques liées au développement et à l’usage de l’IA générative, en particulier dans les contextes académiques, artistiques et de recherche. Une attention particulière est portée aux biais algorithmiques, aux effets de normalisation des discours, aux mécanismes d’opacité et de délégation cognitive, ainsi qu’aux formes de travail invisible et d’extraction de valeur qui soutiennent ces systèmes. Le séminaire aborde également la question de l’éco-responsabilité et des coûts environnementaux liés à l’entraînement et à l’usage des grands modèles (consommation énergétique, infrastructures matérielles, chaînes d’approvisionnement et impacts planétaires). Cet axe invite à situer l’usage de l’IA dans un cadre éthique élargi, attentif aux conditions matérielles de production du numérique.

3) L’écriture savante et l’auctorialité à l’ère de l’IA générative. Le troisième axe du séminaire est consacré à l’analyse des transformations de l’écriture savante et des régimes d’auctorialité à l’ère de l’IA générative. À partir de travaux en philosophie, en théorie littéraire, en sociologie des sciences et en design, le séminaire interroge les notions d’auteur, de signature, de responsabilité et d’autorité du texte, ainsi que leurs reconfigurations dans les cultures numériques contemporaines. Les concepts de mort de l’auteur, d’auctorialité distribuée, d’écriture non créative, d’éditorialisation et d’écriture numérique sont mobilisés pour analyser les pratiques d’écriture en contexte numérique. Le séminaire explore ainsi les continuités et les ruptures entre les dispositifs numériques antérieurs et les systèmes génératifs actuels, en questionnant ce qu’écrire veut dire lorsque des agents conversationnels participent à la production textuelle. L’enjeu central est de penser les conditions sous lesquelles l’usage de l’IA peut coexister avec les exigences de responsabilité auctoriale, de rigueur intellectuelle, de créativité et d’intégrité scientifique propres au travail de recherche.

Les travaux réalisés dans le cadre du séminaire incluront l’usage d’outils d’IA conversationnels dans les pratiques d’écriture de recherche des doctorant·e·s. Il s’agira d’expérimenter concrètement ces technologies, d’en évaluer les apports et les limites à partir de leur usage effectif, et de développer une posture réflexive et critique face à ces dispositifs, éclairée par les concepts théoriques étudiés. Cette articulation entre analyse conceptuelle et expérimentation raisonnée vise à interroger, de l’intérieur, les transformations contemporaines de l’écriture savante à l’ère des technologies génératives et à outiller les doctorant·e·s pour composer avec ces dispositifs de manière critique, informée et experte dans leurs pratiques de recherche.

Bibliographie indicative (en construction)

Fondements théoriques de l’IA et éducation à l’IA

  • Ackerman, A., Gefen, A., & Somaini, A. (Eds.). (2025). Le monde selon l’IA. Explorer les espaces latents. Jeu de Paume & JBE Books.
  • Ashish Vaswani et al. (2017), « Attention is All You Need », arXiv.
  • Blayo, F. et Verleysen, M. (1996). Les réseaux de neurones artificiels. Puf, Que sais-je ?
  • Humza Naveed et al., « A Comprehensive Overview of Large Language Models » (arXiv, 20 février 2024).
  • Mourad Mars, « From Word Embeddings to Pre-Trained Language Models: A State-of-the-Art Walkthrough », Applied Sciences 12, nº 17 (janvier 2022): 8805, https://doi.org/10.3390/app12178805
  • Stuart J. Russell et Peter Norvig (2021), Artificial intelligence: a modern approach, Fourth edition, Pearson series in artificial intelligence (Hoboken: Pearson, 2021)
  • Le Cun, Y. (2023). Quand la machine apprend : la révolution des neurones artificiels et de l’apprentissage profond. Odile Jacob.
  • Petitgand, C. (2025). Agir sans subir dans un monde connecté : Pour une éducation populaire à l’intelligence artificielle. Presses de l’Université Laval.
  • Rosenblatt, F. (1957). The Perceptron, a Perceiving and Recognizing Automaton Project Para (Cornell Aeronautical Laboratory).
  • Timothy B. Lee, « Large Language Models, Explained with a Minimum of Math and Jargon », 6 mars 2024, https://www.understandingai.org/p/large-language-models-explained-with
  • Turing, A. M. (1950). Computing Machinery and Intelligence. Mind, 59(236):433–460, October 1950.
  • Usman Naseem et al., « A Comprehensive Survey on Word Representation Models: From Classical to State-of-the-Art Word Representation Language Models », ACM Transactions on Asian and Low-Resource Language Information Processing 20, nº 5 (30 juin 2021): 74:1-74:35.

Auctorialités, écritures, cultures numériques

  • Barthes, R. (1968). La mort de l’auteur. Manteia, 5, 12-17.
  • Foucault, M. (1969). Qu’est-ce qu’un auteur ? Bulletin de la Société française de philosophie, 63(3), 73–104.
  • Goldsmith, K. (2011). Uncreative writing: managing language in the digital age. Columbia University Press.
  • Neeman, E., en collaboration avec Meizoz, J. et Clivaz, C. (2012). Culture numérique et auctorialité : réflexions sur un bouleversement. A contrario, 17(1), 3-36.
  • Picon, A. (2016). From Authorship to Ownership: A Historical Perspective. Architectural Design, 86(5), 36-41.
  • Pontille, D. (2004). La signature scientifique. CNRS Éditions.
  • Rock, M. (1996). The designer as author. Eye, 20(5).
  • Vial, S. (2007). Kierkegaard, écrire ou mourir. Presses Universitaires de France.
  • Vial, S. (2025). La mort de l’auteur n’aura pas lieu à l’ère de l’IA : ce qu’écrire veut dire. Archipel, Université du Québec à Montréal. Version courte publiée dans Le Devoir du 26 août 2025.
  • Vitali Rosati, M. (2016). Qu’est-ce que l’éditorialisation ?. Sens public.
  • Vitali-Rosati, M. (2020). Pour une théorie de l’éditorialisation. Humanités numériques, 1.
  • Vitali-Rosati, M. (2020). Qu’est-ce que l’écriture numérique ?. Corela. Cognition, représentation, langage, (HS-33).
  • Vitali-Rosati, M. (2024). Comment pensent docx, TEI et ekdosis ? Habiter l’espace numérique. Les Temps qui restent, 3(3), 128-148.

Art et design à l’ère de l’IA

  • Audry, S. (2021). Art in the age of machine learning. Mit Press.
  • Beignon, A., Thibault, T., & Maudet, N. (2025). Imposing AI: Deceptive design patterns against sustainability. arXiv preprint arXiv:2508.08672.
  • Collectif, Utilisation de l’intelligence artificielle en art et en design, Azimuts, 58.
  • Krupa, F. (2021). Data is the New Plastics: Developing Machine Learning UX Design Methods for Artificial Intelligence. In 14th European Academy of Design Conference – Safe Harbours for Design Research(pp. 447-456). Blucher Proceedings.
  • Manovich, L., & Arielli, E. (2024). Artificial aesthetics: Generative AI, art and visual media. https://manovich.net/index.php/projects/artificial-aesthetics
  • Masure, A. (2023). Design sous artifice : la création au risque du machine learning, HEAD Publishing, coll. « Manifestes ».
  • Poiroux, J., Maudet, N., Pineau, K., Brulé, E., & Tabard, A. (2024). Design indirections: how designers find their ways in shaping algorithmic systems. Computer Supported Cooperative Work (CSCW), 33(2), 173-204.

Approches critiques de l’IA

  • Agossah, A., Krupa, F., Perreira Da Silva, M., Deconde, G., & Le Callet, P. (2022). Déploiement de l’IA en situation de travail : une trop faible considération de l’expérience des employé·es ? Sciences du Design, (16), 68-85.
  • Arshin Adib-Moghaddam. (2025). The myth of good AI: A manifesto for critical artificial intelligence. Manchester University Press.
  • Barker, C. (2025, 2 mai). Artificial intelligence and the environment: Putting the numbers into perspective. Jisc, National Centre for AI in Tertiary Education. En ligne.
  • Emily M. Bender et al., « On the Dangers of Stochastic Parrots: Can Language Models Be Too Big? », dans Proceedings of the 2021 ACM Conference on Fairness, Accountability, and Transparency, FAccT ’21 (New York, NY, USA: Association for Computing Machinery, 2021), 610–23
  • Bender, E. M., & Hanna, A. (2025). The AI con: How to fight Big Tech’s hype and create the future we want. Harper.
  • Bengio, Y. (2025). « Les risques catastrophiques de l’IA », TED 2025
  • Casilli, A. (2019). En attendant les robots : Enquête sur le travail du clic. Le Seuil.
  • Crawford, K. (2021). Atlas of AI : power, politics, and the planetary costs of artificial intelligence. Yale University Press. Trad. fr. Contre-atlas de l’intelligence artificielle: Les coûts politiques, sociaux et environnementaux de l’IA (L. Bury, Trans.). Zulma.
  • Ferrand, A. (2025, 15 mars). L’IA, menace réelle ou fantasmée pour les artistes ? Le Monde.
  • Hudon, A., & Stip, E. (2025). Delusional experiences emerging from AI chatbot interactions or “AI psychosis”. JMIR Mental Health, 12, e85799. https://doi.org/10.2196/85799
  • Ligozat, A.-L., & De Vries, A. (2024, 13 novembre). IA générative : la consommation énergétique explose. Polytechnique Insights. En ligne.
  • Vickers, B., & Allado-McDowell, K. (Eds.). (2020). Atlas of anomalous AI. Ignota Books.
  • Vitali-Rosati, Marcello, « La Fabrique Des Subalternes: Les LLM, La Différence Homme-Machine et Le Mythe de l’originalité », Culture numérique. Pour une philosophie du numérique, 15 décembre 2023
  • Vitali-Rosati, M. (2025). Manifeste pour des Études Critiques de l’Intelligence Artificielle (ECIA). Culture numérique.

La création interartistique comme moteur social : pratiques, laboratoire et politiques du commun

Séminaire thématique,
Doctorat en études et pratiques des arts

Professeure
-

Sigle
EPA910E-10

Session
Été 2026

Description du séminaire

« On ne peut pas dire d'une œuvre d'art qu'elle soit inutile… elle est un moyen de communication entre celui qui la crée et celui qui l'admire ; elle répond donc au besoin humain le plus spécifique : mettre en commun. »
Albert Jacquard

Créer, c'est apprendre à composer avec l'altérité – artistique, humaine, disciplinaire – et à percevoir comment nos gestes, nos récits et nos pratiques façonnent le monde commun. Depuis l'Antiquité jusqu'aux expérimentations contemporaines, le dialogue entre disciplines artistiques a toujours été un moteur de renouvellement des formes, des méthodes de création et des manières de penser. De Molière à Wagner, de Brecht à Mnouchkine, les pratiques interartistiques ont continuellement interrogé les cadres esthétiques, sociaux et politiques de la création, mettant en lumière l'impératif de cocréation et de partage.

Ce séminaire s'adresse aux doctorant·e·s en art intéressé·e·s par les enjeux contemporains du vivre-ensemble, de la cohabitation et du rôle social des pratiques artistiques. Il envisage la rencontre des disciplines comme un espace de tensions fécondes : arts visuels, musique, pratiques scéniques, performatives ou cinématographiques s'y croisent, et le travail collectif, tout autant que la présence du public, devient un véritable questionnement sur l'art comme dialogue et mise en commun, tel que le soulignait Jacquard.

À travers un va-et-vient entre réflexions théoriques, analyses de cas et laboratoires en recherche-création, le séminaire explore comment les pratiques interartistiques produisent des modes spécifiques d'attention, de collaboration et de conflictualité. Ces dynamiques se présentent comme de véritables micro-laboratoires du social, offrant un terrain pour penser la position de l'artiste-chercheur·se, les rapports de pouvoir au sein des collectifs de création, ainsi que les conditions éthiques, esthétiques et politiques de l'œuvre partagée, tout en rendant visible ce qui autrement resterait imperceptible, selon la perspective de Klee. « L'art ne reproduit pas le visible ; il rend visible. »

Le séminaire propose une réflexion critique sur les notions de mono-, multi-, transdisciplinarité et d'interartistique, s'appuyant sur des auteur·trice·s de la philosophie, de l'esthétique et des études artistiques contemporaines, tout en examinant des pratiques et des processus de création développés de la seconde moitié du XXe siècle à aujourd'hui. Une attention particulière sera portée à la musique et au rôle de l'interprète dans les dispositifs scéniques.

Certaines séances prendront la forme d'ateliers, d'expérimentations ou d'analyses, faisant de l'expérience, de l'interaction et de la pratique collective des méthodologies de recherche à part entière. Les modalités de participation et d'évaluation (présentations, projets collaboratifs, essais réflexifs, événements In Situ, etc.) seront adaptées aux parcours et aux thématiques de recherche des trois parcours du programme des doctorant·e·s. Pensé comme un espace interdisciplinaire, critique et expérimental, le séminaire invite les participant·e·s à éprouver les rencontres entre les arts comme des outils conceptuels et pratiques pour analyser, questionner et activer des formes contemporaines du vivre-ensemble.

Bibliographie
  • ADOLPHE, Jean Marc (dir.) : Cahier Special : Thierry de Mey. Mouvement (April-June, 2011), Paris : Centre des écritures contemporaines et numériques, 2011.
  • BANOUN, Bernard : « Brecht et la musique au théâtre. Entre théorie, pratique et métaphores », Études Germaniques, vol. 250, no. 2, 2008, pp. 329-353.
  • CHEYREZY, Christian : Essai sur la représentation du drame musical : Wieland Wagner in memoriam. Paris : L'Harmattan, 1998.
  • COHEN-LÉVINAS, Danielle : Le renouveau de l'art total. Paris : L'Harmattan, 2004.
  • FERRARI, Giordano : La musique et la scène : l'écriture musicale et son expression scénique au XXe siècle (actes de colloque, Paris, le 23 et 24 novembre 2006). Paris : L'Harmattan, 2007.
  • FREIXE, Guy et POROT, Bertrand (dir.) : Les interactions entre musique et théâtre. Collection « Les points dans les poches ». Montpellier : L'Entretemps, 2011.
  • GUISGAND, Philippe : Accords intimes : Danse et musique chez Anne Teresa de Keersmaeker. Esthétique et sciences des arts. Villeneuve-d'Ascq : Presses universitaires du Septentrion, 2017.
  • LAUXEROIS, Jean, et Peter SZENDY, IRCAM (Research institute : France), éd. : De la différence des arts. Les cahiers de l'IRCAM. Paris : L'Harmattan : IRCAM, 1997.
  • LEHMANN, Hans-Thies : Le théâtre postdramatique. Traduit par Philippe-Henri Ledru. Paris : L'Arche, 2002.
  • LESAGE, Marie-Christine : Arts vivants et interdisciplinarité : l'interartistique en jeu. L'Annuaire théâtral, (60), 13–25, 2016. https://doi.org/10.7202/1050919ar
  • LONGUENESSE, Pierre (dir.) : Corps musical dans le théâtre des XXe et XXIe siècle : formes et enjeux. Arras : Artois Presses Université, 2018.
  • LONGUENESSE, Pierre : Jouer avec la musique : Jean-Jacques Lemêtre et le Théâtre du Soleil. Le temps du théâtre. Arles : Actes sud, 2018.
  • PLANA, Muriel et Frédéric SOUNAC (dir.) : Les relations musique-théâtre : du désir au modèle. Actes du colloque international – IRPALL. Paris : L'Harmattan, 2010.
  • SALZMAN, Eric, et Thomas DESI : The new music theater : Seeing the voice, hearing the body. Oxford, New York : Oxford University Press, 2008.
  • THOMPSON KLEIN, Julie (1991), « A Taxonomy of Interdisciplinarity », dans Charles Lincoln Van Doren (dir.), A History of Knowledge: Past, Present and Future, New York, Carol.

Poétique de la relation — langage, territoire, corps

Séminaire thématique,
Doctorat en études et pratiques des arts

Professeur
Christoph Brunner

Sigle
EPA902M-10

Session
Hiver 2027

Description du séminaire

Ce séminaire s'intéresse à l'écriture théorique en tant que poétique et à ses qualités relationnelles exprimées avec et à travers le langage, le territoire et le corps (embodiment). Il se réalisera à travers des lectures lentes et approfondies d'auteurs séminaux qui ont stimulé la pensée relationnelle dans leur pratique d'écriture. Il s'agit plus précisément de la complexité de la théorie en tant que poétique liée au langage, au territoire et au corps émergeant de la problématisation profonde par l'auteur des conceptions occidentales et eurocentriques de l'esprit (abstraction) et de la matière (physis), mais aussi des compréhensions normatives du corps (forme), de l'espace (mesuré), du temps (linéaire) et du langage (en tant que signification).

La structure du séminaire suivra une approche ciblée sur quatre auteurs clés et leur approche spécifique de la relationnalité :

  • Le poète et philosophe martiniquais Édouard Glissant a profondément lié le concept de relation à la langue et au territoire dans son livre Poétique de la relation (1990), y compris ses idées sur la créolisation, le métissage et le tout-monde.
  • L'auteure féministe chicana Gloria Anzaldúa mêle profondément les inscriptions corporelles à un engagement relationnel du langage qui dépasse la normativité de l'épistémè coloniale.
  • Leanne Betasamosake Simpsons, poète, théoricienne et activiste anishinaabeg, déploie une compréhension autochtone spécifique du territoire lié au langage et au corps, proposant la relationnalité comme pratique décoloniale.
  • Gayatri Chakravorty Spivak, figure clé de la pensée postcoloniale, consacre une grande partie de sa réflexion à l'(im-)possibilité de traduction en tant que pratique relationnelle rendant compte de la double contrainte (double-bind) du colonisateur et du colonisé dans la littérature anglaise classique. Nous nous engagerons de manière substantielle dans les travaux de ces auteurs, en leur donnant l'espace et le temps de s'installer dans nos propres modes de pensée et de pratique. Une partie du séminaire consistera en des séances de discussion, au cours desquelles les étudiants apporteront leur contribution à partir de leur propre expérience artistique et de recherche.

Nous nous engagerons de manière substantielle dans les travaux de ces auteurs, en leur donnant l'espace et le temps de s'installer dans nos propres modes de pensée et de pratique. Une partie du séminaire consistera en des séances de discussion, au cours desquelles les étudiants apporteront leur contribution à partir de leur propre expérience artistique et de recherche.

Doctorat en études pratiques des arts

Interdisciplinaire et mettant en valeur la création, le doctorat en Études et pratiques des arts [DEPA] vise à susciter une interaction entre les pratiques et les théories artistiques actuelles. Seul programme offert en langue française en Amérique pour les arts visuels, le design et la danse, il fait place à la recherche, à la recherche-création ainsi qu'à la recherche-intervention. Ouvert à toute forme d’art, il accueille tout autant des projets en architecture, arts médiatiques, cinéma, histoire de l’art, littérature, musique ou théâtre.

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